Ma ville, quelle histoire !

Le blason

L'histoire locale

Les cartes postales anciennes

Ça s'est passé à Grigny

Les chantiers de la ville



Cahiers de l'Association de L'histoire locale de "l'Orme du bout"


PLACE AUX PLACES

A la Grande Borne
On ne peut pas dire qu'on manque de place.
Allez, j'en Balance,
Sur celle-là, je pèse mes mots.

Place du Miroir,
Je t'y contemple.
Place de l'Oiseau,
Regardes en haut.

Ici, il y a de drôles d'animaux,
De sacrés zygotos.
Il y a l'Okapi qui s'est bien gardé
De piquer la place au Serpent.

Le Minotaure a eu tort de se croire
Plus fort que le Centaure.
Le studieux Bélier souffle dans sa cornemuse
Quelques notes de musique.
La Licorne a piqué quelques plumes à l'Autruche
Pour se déguiser
Et faire rire les mômes.
Aujourd'hui, c'est carnaval, tout est permis.

Causes toujours, tu m'intéresses,
Me crie le Buffle.
A toute allure, sur la trace des confettis
Et des serpentins,
Je me rends à la fête de l'école.

EPHEMERE F.M. R



PLACE DE LA BALANCE

Souffle,
Vent,
Bise secrète, discrète, qui pénètre les entrailles de la place,
Ronde, aux multiples couleurs.
Verts, jaunes, rosés,
Les petits pavés pastels
Dévalent la pente de la colline artificielle.
Belle farandole.
Le sol se gonfle, le béton ondule
Et les pierres dansent en cadence,
Au rythme d'un instrument qui, hélas, est absent.

Là, un serpent vert émeraude glisse lentement
Sur le sol lisse et chatoyant,
Séduit lui-même sans doute,
Par le charme ambiant.
Et les petits pavés dégringolent, déséquilibrés par une présence,
Une entité étrange. ils virevoltent, ils tournent, ils bondissent
Les arbres, tout à côté, en demeurent comme stupéfaits
Mais sont-ils tous devenus fous ?

La terre se soulève, s'élève, soupirant
Telle une poitrine se régénère, aspirant l'air amer.
Et la valse reprend, s'accélère.
Les pavés sautillent, bulles multicolores qui s'envolent,
Décollent jusqu'à se perdre dans la mousse des nuages,
Jusqu'à se fondre dans l'espace où les yeux cherchent vainement leur place.

Chuuut !... Le calumet de la paix s'en est allé.
Et le serpent glisse, s'enfuit,
S'évanouit dans la brume lointaine.
Ne reste ici bas que la trace, fugace, de son passage.
Eclair acidulé.

MELANIE



MON ENFANT

La place ronde est creuse
Comme le ventre
D'une mère heureuse.

Tu peux y retourner
Pour te cacher, jouer
Ou te retrouver.

Dans la paix d'un silence
Invisible
A nos yeux.

EPHEMERE F.M. R



GULLIVER

Un jour, place de l'Œuf,
Gulliver rencontra un petit bonhomme
Haut comme trois pommes.

Il était en larmes,
Il avait oublié
Le chemin de l'école.

Voyant sa peine, Gulliver lui dit :
«Allons, ne pleure plus,
je vais installer des bornes
de ta maison à l'école,

Ainsi, tu n'auras plus qu'à les suivre,
Tu ne pourras plus te perdre.»
Le petit bonhomme essuya ses larmes.
Et le regarda installer les bornes,
Comme promis.

Puis Gulliver plongea dans un bain de sable
Pour se détendre.
«Viens donc jouer avec moi,
Grimpe sur mon bras de géant.

Un jour, toi aussi, tu seras fort et grand,
Et si tu es aventureux,
Tu feras de grands voyages.
Qui dépasseront toutes les bornes.»

F. MALLON F.M. R.



PLACE DE L'ŒUF

Mais où as-tu échoué ?
Petite sirène en pierre.

Amèrement
J'erre dans ces murs
Colorés de béton armé.

Mais tu es là,
Ensablée,
Etendue,
Détendue comme un rêve.
Installée, repliée, figée,
Tes grands yeux nous regardent,
Nous observent,
Nous considèrent.

Emmène-moi
Dans ton monde,
S'il te plaît,
Petite femme échouée
Au creux de mon chagrin.
Loin, dans le loin,
Le très lointain
Pays qui est le tien.
Tendrement,
Poétiquement,
Idéalement comme un artiste.

Tu sembles me comprendre.
Oh ! oui, tu me comprends
Toi, dans ta paisible solitude
Et moi dans mes cris remplis d'espoir.

Tu es là,
Je suis là,
Ta présence me rassure.

Elisabeth de ROLAND



SI J'ETAIS UN PIGEON

Si j'étais un oiseau,
Je serais un pigeon,
Un gros pigeon voyageur
Qui aurait trouvé sa place
A force de voyages.
Je ferais voyager ceux qui m'approchent,
Je les emporterais dans mes secrets,
Je les animerais de ma présence
Pour qu'ils s'envolent à leur tour.
Si j'étais un oiseau,
Je serais un pigeon ...


Elisabeth de ROLAND



LE PIGEON

D'où vient-il ce pigeon ?
Etait-il voyageur ?
Il s'est posé sur cette place,
Bien campé sur ses pattes roses.
De son œil tout rond,
Il regarde placidement
Et ne semble pas vouloir repartir,
Comme les habitants de ce quartier,
Venus de tous les coins du monde,
Et qui y sont restés.

Sissi ROBERT



AIRE DE JEUX

Mon enjeu : sur mes aires de jeux,
Te rendre joyeux,
Regarder ton sourire radieux.

Ne fais l'Autruche
Ou ta tête de Buffle.
Si je suis là,
C'est pour te rendre heureux.

EPHEMERE F. M. R



HIPPOPOTAME

Sur l'hippopotame ensablé,
Sur le flanc de son ventre de béton,
Tu peux chanter, danser,
HIP-HOP-PO-PO-TAM-TAM.

T'AS BEAU MATER MA CITE
Avec tes yeux éberlués,
Elle n'est pas si féroce,
Ma cité.

Personne t'oblige à y entrer.
Sur les toboggans, pas de slogan,
Ni de pancarte t'interdisant de t'y glisser,
Viens t'amuser.

EPHEMERE F. M. R