| A la veille du XXème siècle, il y avait près de 100 élèves scolarisés à Grigny, une institutrice, un instituteur et... 2 écoles.
Une pour les garçons
Elle se situait rue du Clozeau dans le même bâtiment que la mairie.
En fait, c’était la première école communale du village, mixte jusqu’en 1882.
Mais, avec 42 garçons et 48 filles, les effectifs étaient devenus trop importants pour son bon fonctionnement.
Jean-Baptiste Leprêtre, l’instituteur, y faisait la classe depuis 1898.
L’autre, pour les filles
Elle a été installée, en 1882, dans une propriété achetée par la municipalité, à la suite d’une circulaire préfectorale rendant obligatoire l’existence d’un tel équipement dans les communes de plus de 400 habitants.
On l’appellait l’école des «trois hiboux» car 3 statuettes, figurant cet oiseau, ornaient la façade.
Elle était dirigée, depuis 1895, par Mademoiselle Verly.
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Jean-Baptiste Leprêtre, instituteur

Maître d’école, il a exercé à Grigny de 1898 à 1924. Il était également secrétaire de mairie. Il rédigeait les délibérations et les compte-rendus des séances du conseil municipal, tenait les registres d’état-civil et était conservateur des archives municipales.
Par ailleurs, suite à une demande du ministère de l’instruction publique, faite à toute les communes de France, il a écrit une très intéressante monographie géographique, historique et institutionnelle sur Grigny. |
Les débuts de la modernité
C’est au début du XXème siècle que l’enseignement publica pris progressivement son visage actuel.
Depuis Jules Ferry, les principes de laïcité, de Gratuité et le caractère obligatoire de l’enseignement primaire étaient clairements affirmés.
Une école en progrès
En 1906, la municipalité employait une personne pour le nettoyage des classes jusque là confié aux élèves.
En 1910, les vieux poêles à bois ont été remplacés par un chauffage au gaz.
En 1918, la gymnastique est devenue obligatoire à l’école des filles.
Enfin, en 1919, en raison de l’augmentation de la population grignoise, une classe enfantine a été créée à l’école des filles.
Mais, trois classes, ce n’était pas assez. |