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Sous l’occupation
Mobilisation générale, drôle de guerre, débacle : en juin 1940, les Allemands ont occupé Paris. Quelques jours plus tard, ils étaient à Grigny. Au village, ils ont réquisitionné 7 propriétés pour loger 64 soldats avec officiers, sous officiers. Ils ont installé leur «kommandantur» rue du port et, jusqu’en 1944, ils ont réquisitionné la plus grande partie des récoltes de céréales et de fourrage ainsi que le lait, les oeufs, le bétail... etc .

C’est dire que pendant les années de guerre, les Grignards ont avant tout du faire face aux privations et au rationnement. Les sablières Piketty ont elles aussi été réquisitionnées pour produire le sable nécessaire à la construction du «mur de l’Atlantique».


Marcel Gresle, instituteur et président du comité de Libération.
La Libération
Août 1944. Depuis quelques semaines, les combats faisaient rage aux alentours, les alliés gagnaient du terrain.

«Le 24 août, à 12 heures, les Allemands ont fait sauter le pont traversant la nationale 7 à Grigny. L’explosion a causé des dégats matériels dans les maisons voisines... Ce même jour, les troupes américaines sont arrivées, à 14 heures dans la commune».
Marcel Gresle, maire provisoire.

La région a alors retrouvé la paix et la liberté.
Le 25 août, un conseil municipal provisoire, représentant les principales forces politiques et syndicales et les mouvements de résistance, a été mis en place. Il comprenait MM.Gresle, Miaud, Binet, Aucou-turier et Mmes Yuncker et Péqui-gnot.
En septembre, aux premières élections municipales, Marcel Gresles a été élu maire avec Jean Miaud et André Bussières comme adjoints.
En février 1945, ils ont organisé un bal au profit des familles de déportés et, pour rendre hommage aux victimes du nazisme ont donné les noms de Gabriel Péri, Pierre Brossolette et Guy Moquet à trois rues du village.